Territoire

Presentation du bassin versant

Le bassin versant de l’Azergues recouvre une superficie de 875 km2 (447 km² en excluant le sous-bassin Brévenne-Turdine), soit un quart du département du Rhône dans lequel il est entièrement situé.

Il est bordé à l’est par la Saône, à l’ouest par la ligne de partage des eaux avec le bassin versant du Reins (affluent de la Loire). La tête de bassin de l’Ardières le délimitent au nord, tandis que les bassins de la Brévenne-Turdine et de l’Yzeron s’étendent au sud. Le bassin de l’Azergues ( hors Brévenne-Turdine) concerne 52 communes pour une population totale de près de 54 000 personnes principalement concentrée dans la partie aval sous l’influence de la métropole de Lyon. Plusieurs autoroutes sillonnent la plaine des Chères, dont l’A6 (axe Lyon – Paris) qui longe la basse Azergues.

Risque d'inondation

Le bassin versant s'étend sur trois entités géographiques distinctes, se succédant d'ouest en est :

  • les monts du Beaujolais et du Tararais,
  • les collines du bas Beaujolais,
  • la plaine des Chères et la vallée de la Saône.

Ces trois entités physiques se différencient par le relief, la géologie et le climat, paramètres déterminant l’hydrographie et l’hydrologie locale.


Les monts du Beaujolais et du Tararais

Les monts du Beaujolais, se prolongeant au sud par les monts du Tararais, se caractérisent par un relief élevé (le massif du Mont Saint-Rigaud, point culminant du Beaujolais, domine au nord les sources de l'Azergues à plus de 1 000 mètres d'altitude). Cette entité, correspondant à la bordure orientale du Massif Central, est formée par un substratum géologique magmatique diversifié à dominante cristalline faiblement perméable, ce qui explique la densité du réseau hydrographique.

Les monts du Beaujolais et du Tararais



Les collines du bas Beaujolais

Ces collines ne dépassent pas les 500 m d’altitude. Constituées d’une imbrication de roches métamorphiques, de vestiges faillés et morcelés de la couverture secondaire (Trias à Jurassique moyen) et de dépôts fluvio-glaciaires du Quaternaire, forment un vaste glacis de piémont à faible pente incliné vers l'est et entrecoupé de buttes plus ou moins cylindriques et disséqué par un réseau de petits cours d'eau. Ce compartiment de terrain complexe se termine vers l'est par un accident dirigé nord-sud, chaînon jurassique, constituant entre Belmont et Limas la limite avec le val de Saône. Un système aquifère karstique se développe au sein de cet anticlinal calcaire, expliquant la quasi-absence d’écoulements de surface.

Les collines du bas Beaujolais



La plaine des Chères et la vallée de la Saône

Cette large vallée correspond à un bassin tertiaire dans lequel se sont accumulées au Quaternaire des alluvions d'origine fluvio-glaciaire et lacustre remaniées plus récemment par la Saône et ses affluents, dont l'Azergues qui a épandu dans les plaine des Chères ses alluvions sablo-graveleuses. Ces cours d'eau ont développé un ensemble de terrasses alluviales plus ou moins emboîtées d’altitude inférieure à 200 mètres.

La plaine des Chères et la vallée de la Saône

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